Qui sont et comment vivent les personnes qui ont fait le choix des modes de vie alternatifs en milieu rural ?
Geneviève Pruvost est sociologue du travail. Elle a enquêté pendant plus de 10 ans sur le quotidien des personnes installées dans des alternatives écologiques rurales en France. Cette enquête a donné lieu à deux livres : Quotidien politique (2021) et La subsistance au quotidien (2024).
Dans cet épisode du podcast Ozé, nous revenons sur les fondements théoriques de ces alternatives associées à la subsistance et à l'écoféminisme, et nous discutons plus précisément à la sociologie des personnes installées dans ces alternatives.
Au programme de l’entretien
Introduction
Pouvez-vous vous présenter, votre parcours, vos activités et vos recherches ?
Pourquoi avoir écrit ces deux livres Quotidien politique et La subsistance au quotidien ?
Subsistance et écoféminisme
Pourriez-vous définir ce que sont les écoféminismes ? D’où cela vient-il ?
Quels liens entre certains courants écoféministes et la subsistance ?
Qui sont les auteur·es qui se sont intéressées à la subsistance ? Pourquoi ? Est-ce quelque chose de nouveau ?
La subsistance est-elle liée aux courants de la décroissance / sobriété ? En quoi est-ce différent ?
Comment la subsistance s’incarne-t-elle dans les pratiques et modes de vie alternatifs que vous avez observé ?
En quoi la question du quotidien est-elle centrale ?
Comment la question du quotidien s’articule-t-elle avec une vision macrosociale ?
Modes de vie alternatifs
Qui sont les personnes qui adoptent un mode de vie alternatif ?
Pourquoi font-ils ce choix ?
Comment qualifie-t-on un mode de vie d’alternatif ?
Qu’est-ce que cela implique ? Dans la vie quotidienne, le partage des tâches, les prises de décision, etc.
Où ces personnes s’installent-elles ?
Ces pratiques sont-elles répandues à l’échelle de la société ?
Comment coexister avec le système capitaliste ?
Quelles pratiques d’entraide ou de coopération se tissent-elles ?
Quelles relations avec l’argent / la monnaie ?
Stratégies de transformation sociale
Ces modes de vie alternatifs sont-ils également préfiguratifs au sens où ils intègrent une volonté / activité de transformation sociale ?
Comment ces activités se concrétisent-elles ?
Quels liens avec les mouvements sociaux et quels mouvements sociaux ?
Quelles relations avec l’État et la répression ?
Comment rendre l’alternative désirable à une majorité ?
Est-ce un objectif souhaitable et atteignable ?
Conclusion
Que retirez-vous de vos enquêtes sur les modes de vie alternatives et des pratiques de subsistance ?
Quels conseils donner aux militants écologistes ?
Quels recommandations de lecture ?
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Pour aller plus loin
Terre et liberté, Aurélien Berlan
La fabrique du consommateur, Anthony Galluzzo
La fin des paysans, Henri Mendras
