Comment expliquer la persistance de la critique écologique face aux tentatives de compromis du capitalisme, sous la forme du développement durable ou de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) ?
C’est ce qu’interrogent Anne Verdier et Guillaume Carbou dans un article intitulé L’impossible récupération de la critique écologique par le capitalisme : l’hypothèse de la défétichisation de la marchandise paru dans la Revue de philosophie économique en 2022.
En s’appuyant sur un courant marxien hétérodoxe, la critique de la valeur-dissociation née en Allemagne dans les années 1980, ils proposent une analyse qui permet de comprendre les échecs de récupération du « capitalisme vert » en éclairant la critique écologique radicale comme une remise en cause des fondements de notre organisation économique.
Nous explorons aussi les perspectives d’une bifurcation écologique au travers des stratégies concrètes expérimentées par les tenants de l’écologie radicale.
Guillaume Carbou est maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université de Bordeaux. Il analyse les discours et débats de société en lien avec les questions écologiques.
Marie-Anne Verdier est maîtresse de conférences en sciences de gestion à l’université de Toulouse. Elle interroge la place et le rôle de la comptabilité dans les enjeux sociaux, écologiques et démocratiques.
Ils ont contribué aux livresGreenwashing. Manuel pour dépolluer le débat public (Seuil, 2022) et Greenbacklash. Qui veut la peau de l’écologie ? (Seuil, 2025).
Bonne écoute !
Soutenir le podcast Ozé
Si vous aimez les émissions proposées par le podcast Ozé, n’hésitez pas à me soutenir en laissant une note et un commentaire sur votre plateforme d’écoute. Cela vous prendra une minute et c’est le meilleur moyen de rendre l’émission plus visible.
Dans tous les cas, je vous remercie pour votre écoute. 😉
